Grandir avec une maladie incurable

Grandir avec une maladie incurable


Dans des cas particuliers, le Caritas Baby Hospital traite des patients de plus de 18 ans et les accompagne vers l'âge adulte.

Mouna Tmeizi, une jeune femme de 19 ans du village d'Idna, dans le sud de la Cisjordanie, vit avec la fibrose kystique. Elle vient régulièrement au Caritas Baby Hospital depuis qu'elle a un an. L'hôpital pour enfants est spécialisé, entre autres, dans le traitement des maladies métaboliques incurables.

Au Caritas Baby Hospital, Mouna reçoit les médicaments et la physiothérapie pulmonaire nécessaires pour évacuer le mucus qui s'accumule dans les poumons. Toutefois, l'hôpital pour enfants ne se limite pas uniquement au traitement médical. Entrer dans la vie adulte avec une maladie incurable n'est pas facile et nécessite également un soutien émotionnel. Sa physiothérapeute, Amal Nasser, et les conseillers sociaux du Caritas Baby Hospital encouragent donc la jeune femme à rêver et à exercer diverses activités de loisirs malgré sa maladie. Mouna s'occupe principalement à dessiner. Elle ne consacre pas beaucoup de temps aux réseaux sociaux, bien que plusieurs de ses amis et proches communiquent tout le temps sur ces médias. Elle aimerait suivre les traces de son père, qui dirige une usine de savon, et devenir productrice de savon. À cause de sa maladie, cela est malheureusement impossible. À la place, Mouna s'exerce plutôt au dessin. « Contrairement aux autres jeunes filles, je ne rêve pas de me marier bientôt ; j'aimerais bien devenir artiste. J'ai un dossier à la maison, rempli de mes œuvres », rapporte la jeune Palestinienne, rayonnante.

Les frères et sœurs de Mouna sont nés en bonne santé. Cependant, ses deux cousins, Mohammad (14 ans) et Sarah (16 ans), souffrent également de fibrose kystique. Les deux suivent également des soins actuellement au Caritas Baby Hospital. Mouna, Mohammad et Sarah se soutiennent mutuellement pendant leur traitement et vont souvent s'asseoir ensemble à l'extérieur pour profiter du soleil, ce qui leur est à nouveau possible depuis la levée des restrictions strictes liées au coronavirus.

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